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Slow-food, un modèle à suivre ?

Né dans les années 1990 pour lutter contre l'expansion de la culture du fast-food, le mouvement slow-food est désormais implanté aux quatre coins du monde. Circuits-courts, produits artisanaux, biodiversité alimentaire... Et si on s'en inspirait pour mieux consommer ?

La tendance est au local, c'est un fait. Les circuits-courts et les produits du terroir n'ont jamais eu autant le vent en poupe. Les Français sont de plus en plus attentifs à ce qu'ils mangent et à la façon dont ils consomment. Fin 2016, à l'occasion des premières Rencontres de l'Alimentation Durable, la Fondation Daniel & Nina Carasso et Ipsos dévoilaient des chiffres particulièrement parlants. 70 % des Français interrogés ont déclaré consommer davantage de produits régionaux ou vendus en circuits-courts. 31% privilégient l'achat de produits frais, 30 % achètent directement aux producteurs et 29 % se tournent vers des produits dont ils ont l'assurance qu'ils permettent un juste revenu au producteur... La plupart d'entre eux pratiquent, sans en avoir vraiment conscience, le slow-food !

SLOW-FOOD, KÉZAKO ?
Au départ, le slow-food est une association fondée en 1989 pour contrer le phénomène du fast-food et de la fast-life, en réaction à la disparition des traditions alimentaires locales. Son objectif : encourager les citoyens à prendre conscience de leur nourriture, de sa provenance, de son goût, et de la façon dont leurs choix alimentaires affectent le reste du monde. Pour l'association, nous avons tous un droit fondamental au plaisir d’une nourriture de qualité, et par conséquent le devoir de protéger l’héritage de produits, de traditions et de cultures qui rendent ce plaisir possible. Comment ? En ralentissant le rythme, en prenant le temps de faire ses courses pour choisir des produits à la fois bons pour notre santé, bons pour la planète et équitables pour le producteur.

UNE VRAIE ORGANISATION
Depuis sa fondation, le slow-food a pris l'ampleur d'un mouvement mondial, impliquant des millions de personnes issues de plus de 160 pays. Chefs, jeunes militants, paysans, pêcheurs, experts... Plus de 100 000 membres, répartis en antennes locales (appelées “conviviums”), contribuent au mouvement par leurs cotisations et les évènements qu’ils organisent. Symbolisé par un petit logo en forme d'escargot, le réseau comprend également les membres des communautés de la nourriture Terra Madre qui produisent des aliments de qualité à petite échelle et de manière durable pour promouvoir la biodiversité. Les conviviums sont au plus près des petits producteurs, et par leur action contribuent à la préservation des produits locaux, savoir-faire régionaux, protection de variétés anciennes, etc…

AGIR À SON ÉCHELLE
Aujourd'hui, plus qu'un mouvement, le slow-food, c'est aussi et surtout un art de vivre, une nouvelle façon de consommer, dans la mouvance plus large du slow mouvement. Si on ne peut pas tous s'engager en tant que militant, on peut tous s'inspirer de la philosophie pour mieux consommer. 57 % des Français déclarent s'inquiéter de la qualité des produits qu'ils consomment. 78 % sur l’impact environnemental et autant sur l’impact sur la santé ! Les temps changent... Pour s'inspirer de la tendance slow-food, retenez bien ces trois mots directement sortis du manifeste de l'association : bon, propre et juste.

BON, PROPRE ET JUSTE
Le bon, c'est la saveur et l'arôme d'un aliment. Pour que ce dernier soit « bon », il faut la compétence du producteur, le choix des ingrédients et les méthodes de production. Cela implique que vous privilégiez des produits artisanaux, non transformés, issus d'un vrai savoir-faire. Alors, on n'hésite pas à aller chez le fromager passionné de son quartier ou à la ferme d'à-côté qui fait de la vente directe. À condition bien sûr, que ces derniers soient dans la même philosophie que vous. Et qu'ils produisent « proprement ». Le propre, vous vous en doutez, c'est le respect de l'environnement. Sans forcément tout consommer bio, soyez vigilants aux méthodes de culture et d'élevage et respectez les saisons et les terroirs ! Manger une fraise en plein hiver implique qu'elle ait fait quelques kilomètres avant de rejoindre votre assiette. Chaque étape de la chaîne agro-industrielle, y compris la consommation, doit protéger l’écosystème et la biodiversité en sauvegardant la santé du consommateur et du producteur. On évite au passage les sur-emballages ! Enfin, le produit « juste », c'est celui qui génère des rémunérations équitables et qui n'engendrent pas des conditions de travail désastreuses.

AUTOUR DE NOUS
Il existe aujourd'hui pléthore de réseaux en France et en métropole lilloise qui ne sont pas forcément affiliés à ce réseau mais qui s'en inspirent très largement. Les AMAP (Associations pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne), la Ruche qui dit Oui, Bienvenue à la Ferme, Cueillette Chapeau de Paille, les coopératives d'agriculteurs qui font de la vente directe, les drives des produits locaux... Les initiatives se multiplient partout sur le territoire. Consommer responsable et local n'a jamais été aussi facile, que l'on habite en ville ou à la campagne. Alors, convaincus ?

PRATIQUE :
Voici quelques sites web qui vous permettront d'avoir des informations sur le slow-food et de consommer local :
http://slowfood.fr
http://www.circuits-courts.info

http://laruchequiditoui.fr
http://lecourtcircuit.fr
http://www.chapeaudepaille.fr
http://www.reseau-amap.org

 

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