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MARTIN SOLVEIG
30/06/2011

Il a fallu attendre plus de neuf mois entre la sortie du premier single « Hello » et celle de l’album Smash. Cela valait le coup puisque le résultat est largement à la hauteur de l’attente suscité par ce morceau porté par un video-clip qui marquera son temps, puisqu’il montre Bob Sinclar affronter Martin Solveig sur le court central de Roland-Garros ! Cet opus ne fait d’ailleurs que décliner le concept du tennisman Martin Solveig, bandeau dans les cheveux et musique Electro-Rock punchy pour accompagner chacune de ses apparitions. L’intéressé nous livre ici dans les détails le pourquoi du comment de son troisième album, Smash.

“J’essaie de proposer quelque chose de différent de ce que font les autres”

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© Tristan Seguela

Est-ce que vous étiez parti dans l’idée de faire un album concept ?
L’idée était clairement de chercher une cohérence au niveau de l’image et de l’histoire racontée. J’ai donc essayé d’installer un univers, qui m’est propre. On a commencé par filmer l’histoire, puis, seulement après, je me suis fixé l’objectif d’illustrer musicalement ces videos. Alors, peut-être que certains penseront que les choses ont été faites à l’envers, mais c’est comme ça que je le voulais.

Cette histoire, elle a pour cadre le sport et comme ingrédients beaucoup d’humour et de dérision…
Oui, la dérision, c’est fondamental pour moi. Mais en ce qui concerne la thématique, c’est bien plus précis que le sport : c’est le tennis. En fait, je joue un rôle dans cette série de clips (Smash épisodes 1, 2 et 3). C’est une sorte de fan de tennis, qui frustré de ne pas être un champion, imagine des tas de choses et joue sans cesse avec son bandeau sur la tête et sa raquette à la main.

D’où le clip de « Hello » tourné à Roland-Garros ?
Oui, cet épisode a été un moment génial à tourner. Nous avons joué sur le Central avec Bob Sinclar, et on se demandait comment le public allait réagir. Et ça s’est très bien passé !

Vous avez donc tourné un autre clip avec du public, au Stade de France…
Ça c’est l’épisode 3, qui illustre le nouveau single. Ready 2 Go. Entre les deux, il y a un épisode qui se passe à Singapour et qui raconte la suite de l’histoire commencée dans Hello. Pour le Stade de France, on a tourné ça à la mi-temps d’un match de foot de l’équipe de France. On voulait que le public fasse partie intégrante de la vidéo, c’est pourquoi il y a cette sorte de tifo qui permet d’afficher le titre du morceau dans les tribunes du stade…

L’univers du sport est parfois traité en musique, mais plus souvent par des groupes Rock. En matière d’Electro, vous êtes l’un des seuls…
Je réfléchis beaucoup à essayer de proposer quelque chose de différent de ce que font les autres. J’ai envie de partager non seulement ma musique, mais aussi d’autres passions, comme, en l’occurrence, la vidéo et le tennis. Je suis très impliqué dans le tournage des clips dont je coécris les scénarios. J’avais à coeur d’inventer et de mettre en scène ce monde qu’on retrouve dans les épisodes de Smash. Après, si ça ne se fait pas trop par ailleurs, j’ai envie de dire tant mieux ! C’est toujours mieux d’essayer de proposer quelque chose de différent, même si ça peut-être « casse-gueule » aussi…

Revenons au contenu auditif de l’album : c’est très Electro-Rock, non ?
Complètement. Mon influence principale, hors électronique, c’est le Rock. Je voulais donc construire cet album comme l’aurait fait un groupe de rock. C’est pour ça que les synthés sonnent parfois comme des guitares. Ou que l’on retrouve des chanteurs et chanteuses qui sont plutôt à tendance rock, comme Kele Okereke, du groupe Bloc Party, qui chante sur le morceau Ready 2 Go. Sur tous les morceaux, j’ai essayé d’insuffler une énergie, une dynamique propre au rock, avec toujours une atmosphère joyeuse et positive.

Il y a aussi la chanteuse Dragonette, qui avec Girls & Boys en 2009 et Hello, chante sur deux de vos plus gros cartons. Comment expliquez-vous que le courant passe si bien entre votre musique et sa voix ?
Car elle vient aussi du rock, et qu’on partage énormément de choses. On est sur la même longueur d’ondes en permanence, si bien que parmi tous les gens avec qui j’ai collaboré, c’est la personne avec qui la synergie opère le mieux musicalement. Elle a beaucoup de talent et de personnalité, ce qui rend la composition et l’écriture plus simple de mon côté.

Vous êtes en tournée tout l’été : quel dispositif mettez-vous en place sur scène ?
Les concerts porteront le nom de Smash Party, une déclinaison et continuation de l’histoire filmée de Smash. Il y aura Lafaille, mon manager, qui joue un rôle important dans l’histoire, et fera partie intégrante du show. On aura autour de nous tout un décor reconstitué suivant l’esthétique des clips, et je serai aux platines pour un Dj set. Bien sûr je jouerai les morceaux de l’album et j’aurai un micro, mais les chanteurs de l’album ne seront pas là. Sur les festivals, j’ai un dispositif plus léger, étant donné les contraintes logistiques. Mais il s’agira encore de Dj sets. En revanche, on va essayer de mettre en place un véritable groupe pour jouer en live en 2012.

Dernière question : comme la thématique de l’album tourne beaucoup autour du tennis, pourriez-vous nous citer l’événement qui vous a le plus marqué dans cette discipline ?
Je dirais la victoire de Roger Federer à Roland-Garros en 2009. C’était vraiment génial de le voir remporter le seul grand tournoi qu’il n’avait pas encore réussi à gagner jusque-là. C’est un immense champion, et c’était très touchant de le voir réaliser son rêve. C’était son ultime gros challenge à réussir pour que sa carrière soit un triomphe, et il l’a fait !

www.martinsolveig.com

Propos recueillis par G.D.


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