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VIKASH DHORASOO
1/09/2010

Après une longue et riche carrière de footballeur, avec en point d’orgue une participation à la Coupe du Monde 2006, Vikash Dhoraso se partage aujourd’hui entre ses nombreuses activités média et sa passion pour le poker. Membre du Team Winamax, l’ex-milieu de terrain du PSG et du Milan AC se régale autant derrière son ordinateur que lors des compétitions réelles !

“UNE PARTIE DE POKER C’EST AUSSI UNE COMPÉTITION D’ÉGOS”

JPG - 47.8 ko

question
Jouiez-vous déjà au poker du temps de votre carrière de footballeur ? Oui, j’ai commencé à jouer sur internet au PLO (variante du Texas Hold’em) à l’époque où je jouais à Lyon. J’ai continué après mon transfert à Milan, puis quand je suis arrivé pour jouer à Paris. C’est alors que Winamax m’a contacté pour intégrer son équipe.

Quand vous avez débuté, pensiez-vous devenir pro ?
Je ne me considère pas comme un professionnel. Certes, je participe à de gros tournois, je remporte parfois des gains, mais ça n’est pas mon activité principale. Ceci dit, quand j’ai débuté devant mon écran, je ne m’imaginais pas participer un jour à des championnats internationaux à l’étranger !

La différence entre le jeu online et le jeu live ?
Elle est importante. Le fait de ne pas avoir les joueurs en face de soi change considérablement la manière de jouer. J’ai d’ailleurs encore beaucoup de progrès à faire notamment dans ma façon d’être à la table.

Quel type de joueur êtes-vous : prudent ou offensif ?
Ça dépend de plusieurs paramètres : l’état dans lequel on se trouve, le type de joueur qu’on a en face de soi, le moment dans lequel on se trouve dans un tournoi… Il y a un autre aspect à prendre en compte : le poker a beaucoup évolué ces dernières années, dans le sens où les joueurs ont de plus en plus une stratégie agressive. Pour s’en sortir, il ne faut pas attendre d’avoir une bonne main, il faut prendre des risques

Votre expérience de sportif de haut niveau est-elle utile au poker ?
De l’expérience de la compétition, j’ai gardé cette envie de défier les autres. Le poker, ce sont souvent des compétitions longues, dans lesquelles il faut faire preuve de patience, être observateur… En revanche, le foot, c’est quelque chose que je connais pas cœur, ça été mon métier pendant quinze ans. Chaque match est différent, certes, mais il y a un côté répétitif.

Beaucoup d’anciens sportifs et de comédiens jouent au poker… Comment analysez-vous cette tendance ?
Il y a un engouement incroyable autour du poker, une vraie mode qui a attiré beaucoup de gens du show-biz, des people, des vedettes… Ça s’explique aussi par le fait que les règles du poker sont facilement assimilables. On peut très vite apprendre à jouer, à miser de l’argent, et comme ce sont des gens qui ont les moyens... Une partie de poker, c’est aussi une compétition d’égos, et dans les milieux du show-biz, comme du sport d’ailleurs – c’est mon cas aussi – on a tous beaucoup d’égo et on veut prouver qu’on est meilleur que les autres.

Vivez-vous la reconversion que vous souhaitiez ?
Oui dans le sens où mon but a toujours été de vouloir rester libre. Je me suis battu pendant ma carrière pour ça. Aujourd’hui, cette liberté je ne veux pas la perdre. Je n’ai qu’un seul patron, Winamax, et ça se passe bien car ils sont cools et sympas !

Pouvez-vous nous parler de vos activités dans les médias ?
Je participe à l’émission de M6 100% Foot, j’écris des chroniques dans le mensuel So Foot. Mais j’ai aussi monté avec des copains (et c’est plus discret), une boite de production de cinéma qui s’appelle Trompe Le Monde (c’est aussi le nom de son blog sur l’actu du foot, NDLR).

Est-ce que cela a quelque chose à voir avec Substitute, le film que vous avez tourné lors de la Coupe du Monde 2006 ?
On l’a fait dans la foulée. On s’est rendu compte que pour Substitute, un financeur avait dû prendre des risques pour que le film sorte. Et que si lui l’avait fait, d’autres devaient le faire afin que d’autres beaux projets cinématographiques puissent être soutenus. Fred Poulet (musicien et réalisateur) a présenté à Cannes le Making-Of de Mammuth, le dernier film de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Et on a d’autres projets en route, dont un film indien, mais plutôt du genre cinéma d’auteur, pas un truc « Bollywood ».

Vous avez donc un rôle de producteur, mais est-ce que ça vous plairait de passer devant (ou derrière) la caméra ?
J’ai fait l’acteur dans un court-métrage qui a été projeté à Cannes cette année. Bon, c’était parce Canal me l’avait proposé, mais c’est vraiment pas mon but de devenir acteur. Réalisateur non plus d’ailleurs, je me contente très bien de produire avec mes associés.

Propos recueillis par G.D.


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