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UNDERWORLD
2/09/2010

L’histoire d’Underworld commence à la fin des ann ées 80, lorsque les anciens membres du groupe New Wave « Freur » décident de donner une orientation plus ELECTRO à leur musique. Mais c’est lors de la décennie suivante que ce groupe britannique va se révéler aux yeux du monde, grâce à plusieurs albums qui vont marquer la scène dance des années 90. A l’occasion de la sortie de leur nouvel album, « Barking », rencontre avec Karl Hyde, leader et chanteur du groupe depuis ses débuts .

“Les chanteurs dans les groupes Techno ont donné un visage à une musique qui n’en avait pas”

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C’est votre premier album depuis trois ans. Qu’avez-vous fait depuis la sortie du précédent ?
On a beaucoup voyagé, tourné, joué aux quatre coins du monde. Beaucoup des morceaux de l’album sont d’ailleurs nés sur la route.

Est-ce pour cette raison que les nouveaux morceaux semblent si énergiques ?
Sans doute. Nous avons délibérément voulu faire en sorte que cet album soit la prolongation naturelle de nos live shows. Finalement, Barking contient tout ce qu’il faut pour alimenter nos sets dans les prochains mois.

L’ambiance est plutôt pop et légère sur les nouveaux morceaux. Est-ce que ça reflète l’état d’esprit du groupe actuellement ?
Oui, mais ce n’est pas la seule raison à cette atmosphère. D’abord, nos derniers albums étaient plutôt de nature introspective, et nous voulions prendre une toute nouvelle direction. Ensuite, nous avons fait appel à de nombreux autres producteurs (Dubfire, Mark Knight, Paul Van Dyk, entre autres NDLR) pour mixer les morceaux que nous avions commencés, et ces collaborations nous ont vraiment beaucoup apporté sur ce point.

C’est particulièrement le cas sur le premier single, « Scribble ». Pensiez-vous à faire un « summer hit » en composant ce morceau ?
Pas tout à fait, car ce morceau fait justement partie de ceux que nous jouons depuis trois ans dans nos concerts. Mais évidemment, vu le succès rencontré à chaque fois que nous le jouions, on se doutait que ça marcherait à sa sortie en single.

Vous accordez un soin particulier à vos clips et à l’image en général. Est-ce qu’Underworld peut être considéré comme un groupe multimédia ?
Oh, en quelque sorte oui. On a toujours été attirés par d’autres disciplines artistiques que la musique, et ce depuis le début du groupe. Nous appartenons au collectif Tomato qui regroupe des artistes et graphistes qui travaillons pour des livres, des publicités à la télé. Et à titre personnel, j’ai aussi organisé ma première expo de peinture l’année dernière.

Malgré les nombreux changements de formation, on a l’impression que le son d’Underworld reste reconnaissable à travers les années, voire les décennies…
Certains éléments changent, le personnel a changé (notamment le Dj Darren Emerson, qui fut membre du groupe jusqu’en 2000, NDLR), mais dans l’ensemble, c’est vrai que beaucoup de gens s’accordent pour reconnaitre qu’on a notre propre signature musicale. Il faut dire aussi que depuis le début, s’il y a bien une chose qui n’a pas changé dans Underworld, c’est la voix du chanteur !

Vous avez été justement l’un des premiers à monter sur scène pour chanter sur de la Techno dans les années 90. Qu’est-ce que cela a changé à la musique électronique ?
Je pense que l’apparition des « frontmen » sur la scène électronique de l’époque a permis de rendre plus accessible cette musique. Les chanteurs dans les groupes Techno ont donné un visage à une musique qui n’en avait pas. Pourtant, au départ, on avait des doutes sur cette idée, on ne savait pas si ça allait marcher. En fait, ça a permis d’ouvrir des portes et de créer des ponts, notamment entre la musique Indie et l’Electro. Mais bon, ce n’est pas pareil, car en Rock, le chanteur, c’est celui qui arrive le premier sur scène, alors qu’en Electro, il arrive en dernier, après tous les autres !

Enfin, revenons sur le tube « Born Slippy » qui a lancé votre carrière. Comment avez-vous réagi lorsque vous avez vu comment ce titre avait été utilisé dans le film Trainspotting ?
J’ai adoré ! Infiniment. Danny Boyle, le réalisateur, est quelqu’un qui aime vraiment la musique et il a réussi à trouver les arguments pour nous convaincre d’utiliser ce morceau – car au départ, après avoir lu le scénario une première fois, on ne voulait pas. Et on n’a jamais regretté ce choix. Trainspotting est un formidable film que je ne me lasse pas de revoir.

www.underworldlive.com

Propos recueillis par G.D.


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