
Après 10 ans de travail acharné, Dj Ruthless a enfin eu la récompense qu’il méritait : le succès incontestable de ses productions et de son label, premier label Jumpstyle aux Pays-Bas. Il est aujourd’hui un des maîtres du genre et en tant que spécialiste des énormes évènements jumpstyle et hardstyle il se produit partout. Rencontre avec cet amoureux du Jumpstyle.
Ton nom Dj Ruthless (« sans pitié » en français), est tout de même teinté d’une certaine agressivité. Pourquoi ?
Oui, c’est un nom cool, non ? Lorsque j’avais 12 ans, mes copains avaient tous un surnom mais moi je n’en avais pas. Un jour, ils m’ont proposé le surnom « Ruthless » et je les en remercie encore aujourd’hui.
Tu as commencé il y a plus de 10 ans maintenant. Quels changements as-tu noté dans le jumpstyle et le hardcore ?
J’ai commencé avec le hardcore mais après deux ans, vers 1999 le hardcore est redevenu un mouvement underground, parce qu’il y avait une overdose de cette musique. J’espère que ça n’arrivera pas avec le jumpstyle qui devient de plus en plus populaire. Le style jumpstyle va changer, c’est certain et inévitable. C’est déjà en train de devenir un peu plus « techno » avec Manu Kenton, Max Walder et Noise Provider par exemple. Je pense que ce sera le son jumpstyle 2007 en Hollande et en Belgique.
C’est en 2005 que tout a commencé pour toi. Comment l’expliques-tu ? Est-ce grâce aux dix années de travail que tu avais déjà derrière toi ou un coup de chance ?
En 2003 j’ai fais un disque « I Feel Like Dancing » qui est sorti juste au bon moment car le jumpstyle revenait en force comme jamais. En 2004, j’ai joué à la soirée Hardbass et à d’autres soirées du même type et j’ai aussi produit plein de disques, mixé quelques compilations... Avec tout ça j’ai été programmé aux soirées Defqon, Decibel, In Qontrol parmi beaucoup d’autres. Une fois que tu as joué à ce genre de soirées, tout le monde te connait !
Tu es désormais un habitué des énormes soirées Jumpstyle et Hardstyle. Quelle sensation cela fait-il de mixer devant des milliers de fans survoltés ?
C’est un sentiment incroyable qu’il est difficile de décrire. C’est comme si tout le travail acharné que tu as fait était apprécié par la foule. Il n’y a rien de mieux pour un Dj que de voir 10 000 personnes en train de sauter et de hurler son propre mixe.
Tu joues de plus en plus à l’international alors que l’on dit souvent que le Jumpstyle et le hardstyle sont des styles particuliers au Nord de la France, à la Belgique et les Pays-Bas. Penses-tu que ces genres musicaux commencent à s’imposer partout ?
Le phénomène a énormément d’ampleur en Hollande, en Belgique et dans le Nord de la France. En Allemagne et au Royaume-Uni, ça commence à arriver et à se développer. Dans le nord-ouest de l’Espagne on trouve aussi des gros clubs Jumsptyle. Je joue d’ailleurs à Valence le mois prochain, je suis tellement pressé d’y être ! En Australie, en Pologne, en Russie, les gens apprécient le hardstyle et le jumpstyle ne devrait pas tarder à arriver là-bas, ce n’est qu’une question de temps.
Tu joues beaucoup en Belgique et dans le Nord de la France. Comment trouves-tu les Dj’s et le public là-bas ?
Ils sont vraiment géniaux ! Les gens du Nord de la France sont de vrais amateurs de soirées ! En Hollande ou en Belgique, la foule est devenue un peu trop gâtée parce qu’il y a énormément de soirées chaque week-end. Dans le Nord de la France, les gens n’arrêtent jamais de danser et de crier ! J’adore ça ! J’ai déjà mixé au Cap’tain, au Tremplin, au Seven et l’atmosphère est incroyable !
Tu travailles aussi en duo avec Maarten Vorwerk. Comment procédez-vous à deux en studio ?
On forme une équipe parfaite parce qu’en tant que Dj je sais ce que les gens veulent entendre et Maarten a un diplôme d’ingénieur du son. Il est génial pour tout ce qui est production et mastering. Parfois je fais mes morceaux tout seul et parfois c’est lui qui les fait seul. Mais dans 90% des cas on les produit tous les deux ensemble.
Ton album solo ’Remote Control’ a connu un grand succès. Quand comptes-tu en sortir un autre ?
J’ai sorti « Knock Out » l’année dernière et ça a été un grand succès, plus important même que « Remote Control ». C’était le premier disque Tek-style jump en Hollande, sorti au bon moment. Le prochain est en cours, je travaille actuellement dessus. C’est vraiment difficile de faire de nouveaux morceaux après un énorme tube clubbing, ça te met une vraie pression. Mais j’aime ça, ça te pousse toujours plus loin.
Tu as aussi crée to propre label. Pourquoi ? Est-ce parce que tu souffrais d’un manque de liberté dans tes créations ?
Après le succès de « I Feel Like Dancing » et « Whores In Da House » nous voulions sortir plus de jumpstyle. Par notre label qui est d’ailleurs le premier label Jumpstyle en Holland, nous voulions apporter et montrer aux gens notre son et notre vision du jumpstyle. Et nous sommes très heureux que ce soit un tel succès !
Quelle ton actualité et quels sont tes projets pour 2007 ?
Il va y avoir beaucoup de sorties sur notre label : Square 14, Jeckyll & Hyde - Free Fall, Square 15, GJ Warez, Square LTD 2 ou Noise Provider par exemple.
Il va aussi y avoir un nouveau Dj Ruthless, avec un remix de Noise Provider.
« DJ Ruthless Presents Jump Part 5 » sortira le 15 mars prochain. Notre nouveau projet uniquement hardtek, Noise Provider, sera à la soirée Hardbass le 31 mars. Et vous pourrez me voir sur de gros évènements jumpstyle comme In Qontrol, Hardbass, Sensation Black, Bass Leader et beaucoup d’autres cette année. Et bien sûr, vous pourrez me retrouver partout en Hollande, en Belgique et dans le Nord de la France !
Plus d’info : www.dj-ruthless.com