Plutôt adepte d’une House progresive et tribale, Robbie Rivera a atteint
les sommets des charts grâce à plusieurs hits dancefloor imparables, tel
l’inoubliable Funk A Tron. Dj mondialement réputé pour ses sets fruités
distillés chaque année à Ibiza et dans les meilleurs clubs de la planète, il
a laissé infuser d’autres influences et laissé parler sa science du studio
pour enregistrer Closer To The Sun, son nouvel album.
“On ne peut jamais
savoir ce
qui va marcher à
l’avance. Il faut du
talent, mais aussi
de la chance pour
que ça fonctionne.”

Vous venez de sortir votre 3ème
album, Closer To The Sun…
Ça a été une grande expérience de
travailler sur cet album. Jusqu’ici, tout
va bien : l’album est disponible dans de
nombreux pays et la plupart des Top
Dj’s mondiaux joue les morceaux de
l’album. Je ne vais pas me plaindre.
Quel était votre état d’esprit
durant la production de cet
album ?
L’ambiance était à la bonne humeur,
avec des moments d’excitation. J’ai
vraiment été guidé par la volonté de
sortir quelque chose de nouveau, frais,
intelligent et qui fait bouger les gens.
L’album sonne très ensoleillé,
tonic et optimiste. Est-ce que
ça reflète le climat d’Ibiza et
Miami où vous l’avez enregistré
?
Ah, mais complètement, oui ! J’ai besoin
de sentir le soleil, de vivre au bord
d’une plage. C’est indispensable pour
mon bonheur et mon bien-être.
Le single s’appelle aussi Closer
To The Sun. Vous l’avez voulu
très Pop de manière à mieux
passer en radio ?
Oui, mais il est aussi dancefloor, et
c’est le principal ! J’espère en tout cas
qu’il fera un hit, mais si ce n’est pas le
cas, alors tant pis, il y a d’autres morceaux
« radio-friendly » sur l’album.
De toute façon, dans cette industrie,
vous ne pouvez jamais savoir ce qui va
marcher à l’avance. En général, il faut
du talent pour que ça fonctionne, mais
aussi de la chance.
Le clip est très cinématographique.
Où cela a-t-il été
tourné ?
A Ibiza. On a voulu montrer au monde
la face cachée de l’île. Ces endroits
que la majorité des gens qui y viennent
pour sortir en club ne voient jamais.
Comment votre son a-t-il évolué
sur cet album par rapport
aux précédents ?
Je voulais montrer une autre facette
de mon style musical. J’ai fait quelque
chose de plus Soul, plus Pop, moins
Tribal et Progressive. J’espère ainsi
attirer de nouveaux auditeurs.
Quand avez-vous commencé
à mixer ?
J’avais 13 ans, et je vivais encore à San
Juan, sur l’île de Porto Rico.
Quelles sont les raisons de
votre succès selon vous ?
Je dirais que musicalement, j’ai
commencé à bien marcher quand j’ai
commencé à utiliser des effets de filtre
sur des samples Disco. Ensuite, le fait
de sortir des morceaux sur quelquesuns
des labels les plus prestigieux a
beaucoup joué.
Vous vivez entre Miami et
Ibiza. Beaucoup de gens vous
envient…
Je comprends. J’adore la vie que je
mène en tout cas. C’est une bénédiction
que de vivre dans d’aussi magnifiques
endroits. Et puis, je n’oublie pas Porto
Rico où je retourne une fois par an pour
rendre visite à ma famille.
Vos remixes sont très demandés.
Quelle est votre approche
pour cet exercice particulier ?
Je me mets dans la peau de quelqu’un
qui doit travailler sur des mélodies
existantes et leur imprimer son propre
style. C’est exactement ce que je me
suis dit avant de travailler sur le remix
du nouveau single de Tiësto, justement.
Vous avez une soirée hebdomadaire
chaque été à Ibiza…
Oui, ça s’appelle Juicy Ibiza, du nom de
mon label, Juicy Music. Cette année,
c’était fabuleux, parfois complètement
fou, même. Et on a la chance de jouer
dans l’un des plus grands club du
monde, le Privilege.
Qui sont les producteurs et
Dj’s les plus influents selon
vous ?
Arman Van Helden, Todd Terry, David
Morales, Maw, DT, Stuart Price.
Enfin, quell est votre objectif
pour les années à venir ?
Avoir l’occasion de jouer chaque weekend
dans une ville différente.
Propos recueillis par G.D.