Derrière Mélanie, la jolie serveuse du Mistral dans la série « Plus Belle la
Vie », se cache Laëtitia Milot, dont le visage est devenu en quelques saisons
familier de millions de français. Propulsée superstar du petit écran, la
jeune actrice révèle dans un livre paru récemment aux éditions Masot (« Je
Voulais Te Dire … », co-écrit par Johana Lagunas) ses blessures, ses passions,
ses amours et son parcours…
“C’est une
grande chance
de pouvoir
tourner
tous les jours ”

Qu’est-ce qui vous a incitée à
sortir une biographie alors
que vous n’avez pas encore 30
ans ?
On m’avait déjà proposé trois fois de
réaliser une bio avant, et j’ai toujours
dit non. Et puis j’ai rencontré Johana
à l’occasion d’un reportage qu’elle a
réalisé pour Télé Poche. On s’est lié
d’amitié, et elle est venue me voir en
me disant qu’elle avait un projet à me
proposer. Il ne s’agissait pas de faire
une biographie comme les autres,
mais plutôt une série d’entretiens,
entrecoupés d’articles courts sur
mes gouts en matière de musique,
de voyage, de cuisine etc. Comme
un blog, ou un énorme article de
magazine, dans lequel je pourrais
parler de ce que je veux. J’ai trouvé ça
très ludique et j’ai adhéré.
Le plus important pour vous
n’est-il pas de présenter une
Laëtita Milot que peu de gens
connaissent… ?
En effet, c’est le cas. J’avais envie de
leur apprendre qui était la Laëtitia
qu’ils connaissent moins. D’ailleurs,
les gens qui me reconnaissent dans la
rue ont tendance à moins m’appeler
« Mélanie » que par mon vrai prénom
maintenant.
Vous parlez longuement des
moments dificiles que vous
avez traversés, notamment le
décès de votre ami Yannis…
Est-ce une forme de thérapie ?
Bien sûr que ça fait toujours du bien
de parler de ces choses-là, de les
écrire noir sur blanc. Mais si j’ai
décidé d’en parler dans ce livre, c’est
plus pour aider les gens qui vivent ce
genre de situation tragique à passer
le cap. C’est l’occasion pour moi de
faire passer un message à ceux que la
maladie touche ou aux jeunes qui ont
un proche touché par la maladie. Si les
gens qui s’identifient à moi peuvent se
servir de cet exemple pour se battre
comme Yannis l’a fait, et pour honorer
sa mémoire, comme j’essaie de le
faire, alors j’aurai rempli ma mission.
Des sujets du quotidien sont souvent abordés tous les soirs
dans Plus Belle la Vie… Est-ce
que c’est cela le secret de la
série ?
C’est sûr que SIDA, violence, drogue,
homosexualité : on aborde beaucoup
de thèmes qui apparaissent souvent
comme des sujets tabous par ailleurs.
Et puis, il y a aussi le fait que la série
présente beaucoup de personnages
qui ont chacun des caractères très
différents. Ça crée une proximité avec
le téléspectateur…
Comment envisagez-vous la
suite de la série et votre rôle
dans celle-ci ?
Fatalement, la série se terminera
un jour ou l’autre, c’est inévitable.
Maintenant, qui sait si ça arrivera dans
deux, cinq ou quinze ans ? J’essaie
de ne pas y penser parce que je vis le
moment présent comme un cadeau.
Je savoure, c’est une grande chance
de pouvoir tourner tous les jours. Et
quand je ne tourne pas, je ne reste pas
à attendre que ça se passe, j’essaie
de construire mon avenir. J’ai sorti
mon livre, je présente une émission,
et je vais jouer une pièce de théâtre à
partir de septembre… Maintenant, par
rapport à la série, je ne ressens pas
l’envie de partir, je ne me dis pas qu’il
faut que j’en sorte avant qu’elle ne se
termine.
question
Pour la suite de votre carrière,
aimeriez-vous poursuivre dans
la lignée de « Mélanie », la jeune
fille sexy et ingénue qui fait
tourner les têtes ?
On m’a déjà proposé plusieurs fois
des rôles similaires à celui que j’ai
dans Plus Belle la Vie, et j’ai toujours
refusé. Je ne travaille pas pour
la gloire, mais pour m’améliorer,
m’épanouir et gagner en expérience.
Maintenant, si on me propose un rôle
de ce type dans un long métrage, je ne
dirais peut-être pas non…
Vous jouez dans « Ghost
Adventures », un docu-fiction
sur la chaine Syfy. Êtes-vous
familière de l’univers des films
d’horreur ?
J’adore regarder les films de genre
fantastique, suspense ou paranormal.
Moins les films d’horreur. Je n’aime
pas dès qu’il y a du sang. Ça m’a
beaucoup amusé de participer à cette
émission, car je devais jouer des
saynètes classiques de ces types de
film. Ça m’a permis de me rendre
compte que ce n’est pas aussi simple
que ça en a l’air de jouer ce genre de
rôle !
ww.lm-laetitia-milot.com
Propos recueillis par G.D.