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JP CANDELA
30/01/2010

Nouveau résident du Pacha Ibiza, JP Candela s’adonne à une Electro-House qui ne renie pas ses influences old-scholl. Éclectique par essence, ce Dj madrilène adore toucher à tout. Également guitariste dans un groupe de Rock, JP Candela, producteur à ses heures, est aussi à la tête du label Madcity Recordings. Enfin, et ce n’est pas la moindre de ses qualités, il voue une admiration non feinte à la scène électronique française !

“LE PACHA A TOUJOURS RÉUSSI À S’OUVRIR DE NOUVELLES PERSPECTIVES SANS JAMAIS PERDRE DE VUE SON ÉTAT D’ESPRIT INITIAL.”

www.myspace.com/superlushdjs
www.myspace.com/jpcandeladj
www.myspace.com/thelipstickclub

JPG - 38 ko

Coment définiriez-vous le son de vos Dj sets ?
J’ai toujours été considéré comme un Dj éclectique. J’aime mixer tous les styles de sons, principalement de la musique électronique. Mes influences viennent de l’Electro-House, mais j’ai toujours beaucoup d’affection pour le Rock, la Pop et l’Electro Body Music. Mes groupes cultes étant New Order, Depeche Mode et Placebo…

Vous avez été pendant six ans résident du Pacha Madrid, et vous êtes maintenant rattaché à l’équipe du Pacha Ibiza. Qu’est-ce qui vous fait vibrer le plus avec le Pacha ?
Je suis persuadé que le Pacha est le meilleur de tous les grands clubs de la planète. Le Pacha a toujours réussi à s’ouvrir de nouvelles perspectives sans jamais perdre de vue son état d’esprit initial. L’atmosphère des soirées y est si spéciale, le mélange des gens y est unique, et ce qui les relie, c’est la musique et uniquement la musique ! Je suis très heureux de la confiance que le Pacha place en moi, je leur dois beaucoup ces dernières années. J’espère rester dans la famille encore longtemps !

Vous ave z déjà joué dans pas mal d’endroits. Quels sont vos clubs préférés et vos meileurs souvenirs ?
J’aime beaucoup Berlin où je suis également résident au Puro Sky, l’un des meilleurs clubs de la ville. J’ai d’excellents souvenirs du Ministry of Sound (Londres), mais aussi de clubs à Malmö (Suède) et Tromso (Norvège) où j’ai pris beaucoup de plaisir. J’adore aussi jouer dans les grands festivals, comme au Rock in Rio, à Madrid. Jouer devant des milliers de personnes en plein air, c’est le pied… C’est pourquoi mon meilleur souvenir est peut-être ma prestation à l’Eurogay Pride Parade de Madrid l’an dernier. Je jouais sur un char, et un million de personne nous suivait dans la rue. C’était énorme, à tel point que la police a dû disperser la foule car le reste de la Parade ne pouvait plus avancer ! Quand je revois les images sur Youtube, j’en ai la chair de poule.

Que pensez-vous de l’explosion du son espagnol sur la scène internationale ?
Moi, je vois deux scènes différentes en Espagne : l’une est vraiment centrée sur le public espagnol, tandis que l’autre est plutôt orientée sur la scène internationale. Dans cette catégorie, c’est vrai qu’on a vu beaucoup de producteurs et Dj’s sortir du lot récemment, comme David Penn, David Tort, Wally Lopez et beaucoup d’autres. Ils montrent ce qu’est la scène espagnole et l’entrainent vers les sommets du 21ème siècle.

Vous avez remixé deux hits récents de Teo Mos, l’une des révélations françaises du moment. Il semble que vous apréciez beaucoup la scène française, n’est-ce pas ?
En effet, c’est selon moi l’une des plus puissantes au monde. Je pourrais citer sans m’arrêter des dizaines d’artistes français que j’admire, comme Daft Punk, David Guetta, Bob Sinclar, Arno Cost, ou bien sûr Teo Moss. Il est l’un des bijoux de la nouvelle génération du Djing français. Quand j’ai entendu pour la première fois ses morceaux What U Like & Perfect Day, j’ai immédiatement su qu’ils allaient devenir des hits. Ça m’a fait penser que je pouvais apporter ma propre touche à ces morceaux. Ça a été un plaisir autant qu’un challenge pour moi de remixer ces morceaux.

Vous menez en parallèle deux side-projects intéressants. Le premier se rapproche de ce que vous faites en solo : Superlush Dj’s…
Oui, Superlush est en quelque sorte un cadeau que je me suis offert à moi-même. Ça a commencé comme un jeu entre moi et mon pote Dj Nano. On y prend tellement de plaisir que maintenant, on est invité à jouer dans de grands événements. On mélange à égalité set et live show, on introduit des passages Rock ou Dance dans des morceaux House actuels, bref, on s’éclate. On prépare même un album à sortir à l’automne prochain. Récemment, nous avons obtenu le prix du Best Newcomer décerné par Dejaymag Espagne, et ça récompense notre investissement dans ce projet depuis le début.

Votre autre side-projet est en revanche très diférent du Djing, puisque c’est carrément un groupe de Rock…
Exact, The Lipstick est ma petite contribution à la scène rock espagnole. Ça reste un projet assez underground, comme un groupe qu’on forme avec des amis pour s’amuser, sans se prendre la tête. J’y joue de la guitare, du moins, j’essaie d’en jouer, et parfois même, j’y parviens ! Après, c’est un fait certain, jouer de la guitare dans un groupe ça n’a rien à avoir avec se retrouver derrière des platines à essayer de faire danser les gens. Et pour vous dire la vérité, après notre premier concert, je me suis fait cette remarque à moi-même : « je ne sais vraiment pas ce que je préfère entre faire du Rock ou être Dj »…

Propos recueillis par G.D.


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