Nouveau résident du Pacha Ibiza, JP Candela s’adonne à une Electro-House
qui ne renie pas ses influences old-scholl. Éclectique par essence, ce Dj
madrilène adore toucher à tout. Également guitariste dans un groupe de
Rock, JP Candela, producteur à ses heures, est aussi à la tête du label
Madcity Recordings. Enfin, et ce n’est pas la moindre de ses qualités, il
voue une admiration non feinte à la scène électronique française !
“LE PACHA A
TOUJOURS RÉUSSI
À S’OUVRIR DE
NOUVELLES
PERSPECTIVES SANS
JAMAIS PERDRE DE VUE
SON ÉTAT D’ESPRIT
INITIAL.”
www.myspace.com/superlushdjs
www.myspace.com/jpcandeladj
www.myspace.com/thelipstickclub

Coment définiriez-vous le son
de vos Dj sets ?
J’ai toujours été considéré comme un Dj
éclectique. J’aime mixer tous les styles
de sons, principalement de la musique
électronique. Mes influences viennent
de l’Electro-House, mais j’ai toujours
beaucoup d’affection pour le Rock, la
Pop et l’Electro Body Music. Mes groupes
cultes étant New Order, Depeche Mode
et Placebo…
Vous avez été pendant six ans
résident du Pacha Madrid, et
vous êtes maintenant rattaché à
l’équipe du Pacha Ibiza. Qu’est-ce
qui vous fait vibrer le plus avec le
Pacha ?
Je suis persuadé que le Pacha est le
meilleur de tous les grands clubs de la
planète. Le Pacha a toujours réussi à
s’ouvrir de nouvelles perspectives sans
jamais perdre de vue son état d’esprit
initial. L’atmosphère des soirées y
est si spéciale, le mélange des gens y
est unique, et ce qui les relie, c’est la
musique et uniquement la musique !
Je suis très heureux de la confiance
que le Pacha place en moi, je leur dois
beaucoup ces dernières années. J’espère
rester dans la famille encore longtemps !
Vous ave z déjà joué dans pas
mal d’endroits. Quels sont vos
clubs préférés et vos meileurs
souvenirs ?
J’aime beaucoup Berlin où je suis
également résident au Puro Sky, l’un
des meilleurs clubs de la ville. J’ai
d’excellents souvenirs du Ministry of
Sound (Londres), mais aussi de clubs
à Malmö (Suède) et Tromso (Norvège)
où j’ai pris beaucoup de plaisir. J’adore
aussi jouer dans les grands festivals,
comme au Rock in Rio, à Madrid. Jouer
devant des milliers de personnes en
plein air, c’est le pied… C’est pourquoi
mon meilleur souvenir est peut-être
ma prestation à l’Eurogay Pride Parade
de Madrid l’an dernier. Je jouais sur un
char, et un million de personne nous
suivait dans la rue. C’était énorme, à tel
point que la police a dû disperser la foule
car le reste de la Parade ne pouvait plus
avancer ! Quand je revois les images sur
Youtube, j’en ai la chair de poule.
Que pensez-vous de l’explosion
du son espagnol sur la scène
internationale ?
Moi, je vois deux scènes différentes en
Espagne : l’une est vraiment centrée
sur le public espagnol, tandis que
l’autre est plutôt orientée sur la scène
internationale. Dans cette catégorie, c’est
vrai qu’on a vu beaucoup de producteurs
et Dj’s sortir du lot récemment, comme
David Penn, David Tort, Wally Lopez et
beaucoup d’autres. Ils montrent ce qu’est
la scène espagnole et l’entrainent vers
les sommets du 21ème siècle.
Vous avez remixé deux hits
récents de Teo Mos, l’une
des révélations françaises du
moment. Il semble que vous
apréciez beaucoup la scène
française, n’est-ce pas ?
En effet, c’est selon moi l’une des plus
puissantes au monde. Je pourrais citer
sans m’arrêter des dizaines d’artistes
français que j’admire, comme Daft
Punk, David Guetta, Bob Sinclar, Arno
Cost, ou bien sûr Teo Moss. Il est l’un
des bijoux de la nouvelle génération du
Djing français. Quand j’ai entendu pour
la première fois ses morceaux What U
Like & Perfect Day, j’ai immédiatement
su qu’ils allaient devenir des hits. Ça m’a
fait penser que je pouvais apporter ma
propre touche à ces morceaux. Ça a été
un plaisir autant qu’un challenge pour
moi de remixer ces morceaux.
Vous menez en parallèle deux
side-projects intéressants. Le
premier se rapproche de ce que
vous faites en solo : Superlush
Dj’s…
Oui, Superlush est en quelque sorte
un cadeau que je me suis offert à
moi-même. Ça a commencé comme
un jeu entre moi et mon pote Dj Nano.
On y prend tellement de plaisir que
maintenant, on est invité à jouer dans
de grands événements. On mélange
à égalité set et live show, on introduit
des passages Rock ou Dance dans
des morceaux House actuels, bref, on
s’éclate. On prépare même un album à
sortir à l’automne prochain. Récemment,
nous avons obtenu le prix du Best
Newcomer décerné par Dejaymag
Espagne, et ça récompense notre
investissement dans ce projet depuis le
début.
Votre autre side-projet est en
revanche très diférent du Djing,
puisque c’est carrément un
groupe de Rock…
Exact, The Lipstick est ma petite
contribution à la scène rock espagnole.
Ça reste un projet assez underground,
comme un groupe qu’on forme avec des
amis pour s’amuser, sans se prendre
la tête. J’y joue de la guitare, du moins,
j’essaie d’en jouer, et parfois même, j’y
parviens ! Après, c’est un fait certain,
jouer de la guitare dans un groupe ça n’a
rien à avoir avec se retrouver derrière
des platines à essayer de faire danser les
gens. Et pour vous dire la vérité, après
notre premier concert, je me suis fait
cette remarque à moi-même : « je ne
sais vraiment pas ce que je préfère entre
faire du Rock ou être Dj »…
Propos recueillis par G.D.