La Miss France et Miss Europe 2001 est désormais une habituée des plateaux de
télé. Après avoir co-animé plusieurs émisions (dont le Morning Café sur M6 en
2006), Elodie Gosuin fait depuis trois mois partie de l’équipe de chroniqueurs
de l’émision de France 4, Touche Pas à Mon Poste. L’ocasion pour ele de
poursuivre une carrière télévisuele prometteuse…
“Ce que je fais
aujourd’hui
apparait comme
la suite logique
de tout ce que
j’ai appris en dix
ans.”

- crédit : Gérard Bedeau
Ce n’est pas trop dur d’être la
seule fille dans une équipe de
cinq chroniqueurs ?
Il arrive qu’ils se moquent, mais c’est
le jeu, et je l’assume pleinement. On
fait beaucoup dans l’auto-dérision,
et je m’efforce de progresser à ce
niveau-là. Et je dois dire qu’avec Cyril
Hanouna, je suis à bonne école ! D’un
autre côté, Cyril a tout fait pour me
mettre à l’aise dans cette équipe, car
au début, j’étais un peu angoissée
de me retrouver autour de ces
journalistes qui travaillent tous pour
de grands médias (RTL, L’Express,
Le Figaro, Télé 7 Jours) et pour qui
j’aurais pu être une cible facile (Miss
France, blonde etc.) !
En quoi consiste votre
chronique dans l’émission ?
Il s’agit d’une séance un peu « hot »
tirée de l’actualité de la semaine à
la télévision. Comme pour tout le
reste de l’émission, c’est traité avec
humour et beaucoup de dérision. Mais
attention, on reste dans le sexy, on ne
bascule pas dans le vulgaire !
Vous regardez beaucoup la
télé ?
Je suis très téléphage, oui. Avide
d’être au courant des nouveaux
concepts, de ce qui se fait en ce
moment. Ça s’applique aussi bien
à la télé réalité qu’aux émissions
culturelles, au divertissement qu’aux
émissions politiques. Je suis de nature
curieuse.
Depuis votre élection en tant
que Miss France, vous avez
toujours eu beaucoup à faire
avec les médias et la télé…
En effet, ça va faire dix ans dans
quelques mois que j’ai été élue
Miss France, et dès le lendemain de
l’élection, j’ai eu à intervenir dans
les médias. Et j’ai adoré ça ! J’ai
tout de suite su que j’aimerais faire
quelque chose à la télé. L’excitation
que procure le direct me donne des
frissons. Mais il a fallu travailler,
car la répartie, ça n’est pas inné, ça
s’apprend. Il a fallu que je sois moins
naïve aussi qu’à mes débuts où je
sortais d’un conte de fée, d’un rêve
de petite fille. Mais ce que je fais
aujourd’hui apparait comme la suite
logique de tout ce que j’ai appris en
dix ans.
Quel est le type d’émission que
vous rêveriez de présenter ? Un
talk-show rien qu’à vous par
exemple ?
Ah, idéalement c’est ce que j’aimerais.
Mais je sais aussi que la télé est un
grand lieu d’incertitude. C’est toujours
très difficile de savoir de quoi demain
sera fait. Alors si déjà je pouvais
intégrer durablement la grande
famille de France Télévisions, ce serait
bien !
Parmi les invités de Touche Pas
à Mon Poste, il y a eu Geneviève
de Fontenay. Vous la soutenez
dans son combat pour des
Miss « dignes » ?
Si je peux mener la vie tel que je le
fais, c’est grâce à elle et à son fils
Xavier. Je suis quelqu’un d’humain
et de spontané, je ne fais pas ma vie
en fonction du business. En plus,
maintenant que je suis maman, je ne
peux que cautionner les valeurs que
défend la famille De Fontenay. Même
si ça a un côté ringard et kitsch, je
reste attachée à la version ancestrale
de l’élection de Miss France. Il y a
d’autres lieux et d’autres occasions
pour les défilés en bikini.
En 2008 vous avez été élue Miss
préférée des Français. Pour quelles raisons ?
Si je le savais, cela voudrait dire que
c’est calculé de ma part ! Donc je ne
sais pas, mais je me rends compte que
les Miss les plus populaires sont celles
de ma génération : Sophie Thalmann,
Mareva Galanter, Sonia Rolland ont
toutes été élues entre 1998 et 2001. A
cette époque, les Miss France étaient
considérées autrement que comme
des potiches. On avait encore une
image de princesse, mais on a quand
même bien voulu nous confier d’autres
missions par la suite.
Depuis, le virage qui a été pris
est-il irréversible ?
Mon analyse, et ça n’engage que moi,
c’est qu’on ne peut pas contrôler
tout le passé des Miss. En revanche,
quand on est candidate, on s’engage
et on signe un protocole comme quoi
on n’a jamais fait de photo dénudée,
on est célibataire etc. Après, c’est un
problème de conscience, si on signe
une certification sur l’honneur et que
c’est faux…
Vous avez, en mars dernier,
perdu votre siège au conseil
régional de Picardie après
six ans de mandat. Êtes-vous
déçue ?
C’est la première fois que je perds une
élection. Psychologiquement, c’est
difficile, car c’est quand même un
échec. Je m’étais investie pleinement
dans la campagne, laissant tout
le reste de côté… Mais ça n’enlève
en rien à mon envie de m’engager,
cependant, lorsqu’on n’est pas élu,
c’est difficile. Ça demande du courage
la politique. Je le sais pour avoir été la
cible de nombreuses critiques…
Propos recueillis par G.D.