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ÉLODIE GOSSUIN
1/09/2010

La Miss France et Miss Europe 2001 est désormais une habituée des plateaux de télé. Après avoir co-animé plusieurs émisions (dont le Morning Café sur M6 en 2006), Elodie Gosuin fait depuis trois mois partie de l’équipe de chroniqueurs de l’émision de France 4, Touche Pas à Mon Poste. L’ocasion pour ele de poursuivre une carrière télévisuele prometteuse…

“Ce que je fais aujourd’hui apparait comme la suite logique de tout ce que j’ai appris en dix ans.”

JPG - 51.8 ko
crédit : Gérard Bedeau

Ce n’est pas trop dur d’être la seule fille dans une équipe de cinq chroniqueurs ?
Il arrive qu’ils se moquent, mais c’est le jeu, et je l’assume pleinement. On fait beaucoup dans l’auto-dérision, et je m’efforce de progresser à ce niveau-là. Et je dois dire qu’avec Cyril Hanouna, je suis à bonne école ! D’un autre côté, Cyril a tout fait pour me mettre à l’aise dans cette équipe, car au début, j’étais un peu angoissée de me retrouver autour de ces journalistes qui travaillent tous pour de grands médias (RTL, L’Express, Le Figaro, Télé 7 Jours) et pour qui j’aurais pu être une cible facile (Miss France, blonde etc.) !

En quoi consiste votre chronique dans l’émission ?
Il s’agit d’une séance un peu « hot » tirée de l’actualité de la semaine à la télévision. Comme pour tout le reste de l’émission, c’est traité avec humour et beaucoup de dérision. Mais attention, on reste dans le sexy, on ne bascule pas dans le vulgaire !

Vous regardez beaucoup la télé ?
Je suis très téléphage, oui. Avide d’être au courant des nouveaux concepts, de ce qui se fait en ce moment. Ça s’applique aussi bien à la télé réalité qu’aux émissions culturelles, au divertissement qu’aux émissions politiques. Je suis de nature curieuse.

Depuis votre élection en tant que Miss France, vous avez toujours eu beaucoup à faire avec les médias et la télé…
En effet, ça va faire dix ans dans quelques mois que j’ai été élue Miss France, et dès le lendemain de l’élection, j’ai eu à intervenir dans les médias. Et j’ai adoré ça ! J’ai tout de suite su que j’aimerais faire quelque chose à la télé. L’excitation que procure le direct me donne des frissons. Mais il a fallu travailler, car la répartie, ça n’est pas inné, ça s’apprend. Il a fallu que je sois moins naïve aussi qu’à mes débuts où je sortais d’un conte de fée, d’un rêve de petite fille. Mais ce que je fais aujourd’hui apparait comme la suite logique de tout ce que j’ai appris en dix ans.

Quel est le type d’émission que vous rêveriez de présenter ? Un talk-show rien qu’à vous par exemple ?
Ah, idéalement c’est ce que j’aimerais. Mais je sais aussi que la télé est un grand lieu d’incertitude. C’est toujours très difficile de savoir de quoi demain sera fait. Alors si déjà je pouvais intégrer durablement la grande famille de France Télévisions, ce serait bien !

Parmi les invités de Touche Pas à Mon Poste, il y a eu Geneviève de Fontenay. Vous la soutenez dans son combat pour des Miss « dignes » ?
Si je peux mener la vie tel que je le fais, c’est grâce à elle et à son fils Xavier. Je suis quelqu’un d’humain et de spontané, je ne fais pas ma vie en fonction du business. En plus, maintenant que je suis maman, je ne peux que cautionner les valeurs que défend la famille De Fontenay. Même si ça a un côté ringard et kitsch, je reste attachée à la version ancestrale de l’élection de Miss France. Il y a d’autres lieux et d’autres occasions pour les défilés en bikini.

En 2008 vous avez été élue Miss préférée des Français. Pour quelles raisons ?
Si je le savais, cela voudrait dire que c’est calculé de ma part ! Donc je ne sais pas, mais je me rends compte que les Miss les plus populaires sont celles de ma génération : Sophie Thalmann, Mareva Galanter, Sonia Rolland ont toutes été élues entre 1998 et 2001. A cette époque, les Miss France étaient considérées autrement que comme des potiches. On avait encore une image de princesse, mais on a quand même bien voulu nous confier d’autres missions par la suite.

Depuis, le virage qui a été pris est-il irréversible ?
Mon analyse, et ça n’engage que moi, c’est qu’on ne peut pas contrôler tout le passé des Miss. En revanche, quand on est candidate, on s’engage et on signe un protocole comme quoi on n’a jamais fait de photo dénudée, on est célibataire etc. Après, c’est un problème de conscience, si on signe une certification sur l’honneur et que c’est faux…

Vous avez, en mars dernier, perdu votre siège au conseil régional de Picardie après six ans de mandat. Êtes-vous déçue ?
C’est la première fois que je perds une élection. Psychologiquement, c’est difficile, car c’est quand même un échec. Je m’étais investie pleinement dans la campagne, laissant tout le reste de côté… Mais ça n’enlève en rien à mon envie de m’engager, cependant, lorsqu’on n’est pas élu, c’est difficile. Ça demande du courage la politique. Je le sais pour avoir été la cible de nombreuses critiques…

Propos recueillis par G.D.


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