Révélée au grand public lors de son passage dans l’émision “Nice People“ en 2003, Elena Lenina est la plus célèbre des femes russes de France. Business woman émérite, la carrière littéraire de la belle Elena s’enrichit
en ce début d’année d’un sixième ouvrage écrit en français : “Les Gigolos“.
À travers onze récits authentiques, ele y prodigue de précieux conseils
aux femmes de notre époque.
“PLUS IL Y
A DE FEMMES
INDÉPENDANTES
QUI GAGNENT
BIEN LEUR VIE,
PLUS IL Y A DE
GIGOLOS”
www.elenalenina.com

Dans votre nouveau livre,
vous vous intéressez à ces
hommes qui manipulent les
femmes…
Le phénomène de la prostitution
féminine est une question très bien
étudiée depuis longtemps. Dans ce
livre, je m’intéresse à une forme de
prostitution masculine. C’est-à-dire
quand l’homme profite financièrement
de l’amour que lui donne une femme.
C’est de plus en plus fréquent, car
il y a de plus en plus de femmes
indépendantes qui gagnent bien
leur vie. J’ai voulu montrer tous les
pièges utilisés par les gigolos afin
que les femmes s’en protègent un
maximum. Je dévoile en quelque sorte
le « vocabulaire » du gigolo.
Vous démontrez, à travers
ces onze récits, qu’il existe
plusieurs types de gigolos.
Quels sont-ils ?
Il y a trois cas de figure. Le premier,
c’est le gigolo professionnel, qui
s’assume, l’Escort-Boy. Le deuxième,
c’est l’escroc, le gigolo caché, qui
planifie une manigance en faisant en
sorte que sa cible tombe amoureuse
de lui. Et le troisième, c’est le gigolo
de circonstance, celui qui le devient
presque contre son gré. La femme est
tellement amoureuse et confiante que
l’homme finit par en profiter.
On a l’impression qu’il y a
beaucoup de vécu, direct ou
indirect dans ce livre. Quel est
le degré d’authenticité de ces
histoires ?
Ce ne sont que des histoires vraies.
J’ai juste changé les noms afin que
les différents protagonistes ne se
découvrent pas trop facilement. Il y a
même une de ces onze histoires qui
est la mienne… Je ne vous dirai pas
laquelle !
La plupart de ces récits se
déroulent en Russie, où les
hommes ont cette part de
ruse et de misogynie qui s’est
estompée en occident. N’y-a-t-il
donc pas de gigolos en Europe
occidentale ?
Au contraire, l’Européen et le Français
en particulier sont, selon moi, les
gigolos parfaits. En Russie, les
hommes sont encore très sauvages
et machos. C’est très peu toléré
d’être gigolo – tout comme d’être
homosexuel. C’est pourquoi les
gigolos russes ont honte, ils évoluent
cachés, ne disent pas leur nom. Alors
qu’en Europe, la société est très
tolérante vis-à-vis des différences,
elle a admis l’égalité des sexes, les
hommes se sont féminisés etc. Ce
n’est pas mal vu d’être un gigolo. De
plus, les Français sont très doux et
galants, c’est un gros avantage pour
eux.
Il y a un parti pris de votre
part envers les femmes contre
les gigolos. Votre livre
s’adresse-t-il exclusivement aux
femmes ?
Je vais vous dire que si la législation
française le permettait, j’interdirais
même ce livre à la vente pour les
hommes ! Car je montre tous les
pièges dans lesquels les femmes
ne doivent pas tomber. C’est
très dangereux ! Si des hommes
malhonnêtes achetaient ce livre,
ils pourraient utiliser ces astuces
pour profiter de la faiblesse et de
l’amour des femmes. C’est pourquoi
je préférerais que les hommes ne
tombent pas dessus.
Vous montrez aussi comment
les femmes séduisent les
hommes avant d’être prises au
piège. C’est un sujet qui vous
tient à coeur puisque vous lui
avez déjà consacré un livre
entier, « Séduire à la Russe »…
Oui, je dévoile certains secrets de
séduction féminine, c’est-à-dire
comment donner du plaisir à un
homme pour en recevoir encore plus
en retour. C’est un acte purement
féministe et égoïste. Chaque récit dans
« Les Gigolos » contient, d’ailleurs,
son petit passage sexe assez chaud.
La séduction est, selon moi, une
science universelle que doit connaitre
n’importe quelle femme. C’est
pourquoi j’organise des séminaires
auxquels participent des femmes
de toutes nationalités. Les Russes
ne sont pas plus douées que les
Européennes, initialement, mais elles
s’intéressent plus à ce sujet, et c’est
pourquoi elles sont sans doute un peu
plus performantes dans ce domaine…

Bien que ce soit déjà votre
vingtième livre, si on compte
ceux écrits en Russe, avez-vous
encore l’impression que vous
devez prouver des choses quant
à vos qualités d’écrivain ?
Bien sûr ! Je cumule les handicaps
aux yeux des Français. Premièrement,
je suis blonde. Deuxièmement je suis
Russe. Notez que je n’ai choisi ni
d’être blonde, ni d’être russe. Et puis
troisième handicap, j’ai participé à
une émission de télé-réalité. Si bien
qu’en France, je ne suis toujours pas
considérée comme un écrivain à part
entière…
Vous avez participé à l’émission
Nice People en 2003, ce qui a
permis de vous faire connaitre.
Et si c’était à refaire ?
Jamais de la vie je ne le referais.
Certes, ça a été un tremplin, ça
m’a aidée au début. Et de tous
les participants, je suis la seule à
continuer de faire parler de moi. Mais
c’est vite devenu un handicap. J’ai été
cataloguée et j’ai du mal à me défaire
de cette étiquette de participante
à Nice People. J’aurais sûrement
plus de facilités à être considérée
comme écrivain aujourd’hui sans cette
émission.
En Russie, vous êtes à la fois
écrivain, animatrice, actrice,
une vraie star … Vous n’avez
pas de propositions de ce type
en France ?
En Russie, j’organise aussi des défilés
de mode pour la marque dont je suis
la styliste, et à chaque fois, j’ai toute la
presse et 250 photographes au pied du
podium. Je prépare aussi un deuxième
album comme chanteuse avec un
compositeur russe… Je fais un peu de
tout sauf de la politique et de la vente
de pétrole ! Mais pour en revenir à la
question, dans le milieu du show-biz,
on ne vous propose jamais rien. C’est
à chacun de se proposer. Je vais
d’ailleurs me proposer plus souvent à
l’avenir en France !
Qu’est-ce qui vous plait le plus
en France : sa gastronomie,
son savoir-vivre, ses hommes
ou la possibilité d’y être éditée ?
Les hommes, oui, ensuite,
effectivement j’adore la cuisine
française, qui est la meilleure du
monde. Je voyage beaucoup, mais
pour moi, la France, c’est ma maison.
Le parfum français, le pain français,
j’adore, je me sens très française !
Propos recueillis par G.D.
Les Gigolos (Florent Masot)
À l’occasion de la sortie de ce livre, l’éditeur Florent Massot
organise un concours dont le premier prix est une bague
réalisée par le bijoutier Mouawad d’une valeur de 6.000
euros. Pour participer, il suffit de répondre aux 5 questions
inspirées du contenu du livre en vous rendant sur le site
spécialement créé à l’occasion : www.lesgigolos.fr