
Dj Dess, résident des soirées Tecktonik du Métropolis, est un des seuls représentants parisiens du mouvement Jumpstyle. Avec en plus ses soirées Dessfloor toujours au Métropolis, il tente d’importer ses influences à Paris. Pari difficile qu’il nous raconte...
Tu te dis « défenseur » du mouvement Jumpstyle. Penses-tu que ce mouvement ait encore besoin d’être défendu ?
Importer le jumpstyle sur paris a été difficile pour moi, la clientèle parisienne habituée à l’Electro et Tek-House, domine la capitale. Donc oui je le défends afin qu’il soit reconnu avant toute chose.
Il semble que tu sois le seul représentant parisien de ce mouvement. Comment l’expliques-tu ? D’où viennent les autres Dj’s Jumpstyle en grande majorité...
Il n’y a que le Métropolis qui organise des soirées Jumpstyle en région parisienne. Et effectivement, je suis le seul résident des soirées Tecktonik Killer organisées par le club.
Le jumpstyle souvent nommé jump est originaire de Belgique, les dj’s viennent pour la plupart du nord de la France, de la Belgique et des Pays-Bas.
Et pourtant le phénomène prend de plus en plus d’ampleur, à Paris comme ailleurs, non ?
Je pense que sur Paris cela mettra beaucoup de temps avant de vraiment se développer. Les parisiens sont formatés aux radios du type FG, avec de l’Electro / Tek-House / R’n’B en abondance... En revanche en Belgique et aux Pays-Bas, il existe d’énormes événements et supports médias consacrés à ce type de son Jump et Hardstyle, tels que la Qlimax, la Reverze, et la Bassleader dont je ferai partie cette année. Ces soirées réunissent des dizaines de milliers de fans voire plus, ce qui prouve que ce mouvement est en pleine explosion.
Tu es devenu résident au Metropolis pour les soirées Tecktonik avec quelle fréquence ?
C’est vraiment les soirées Jumpstyle qui marchent le mieux. Pour moi, Tecktonik Killer, c’est LA soirée représentative du mouvement ! Elles ont lieu environ une fois par mois au Métropolis et j’en suis le principal résident. Les prochaines se dérouleront le 20 janvier et le 10 février 2007. Soyez prêts !
Il parait que ces soirées s’exportent bien aujourd’hui... dans quels pays et dans quels clubs ?
Oui les soirées Tecktonik s’exportent bien, surtout dans le nord de la France et en Belgique à la Bush, au Cube, au Tremplin, au Seven et aussi au Complex’ avec qui nous sommes en train de mettre en place un partenariat... Nous nous exportons aussi à Lyon, au Titan... et en Suisse au Mad pour cet été.
Parle-nous de « Dessfloor », qu’est ce que c’est exactement ?
« Dessfloor » c’est mon concept de soirée au Metropolis, qui bien entendu est 100% Jump. J’y invite un ou plusieurs artiste pour donner encore une touche a ces soirées... Avant les Dessfloor avaient lieu tous les vendredis, mais lorsque les soirées Tecktonik se sont exportées à l’étranger, j’ai dû ralentir le rythme.
Aujourd’hui, les Dessfloor reviennent au Metropolis elles n’auront pas la même régularité qu’avant. Ce sera plutôt un événement ponctuel, certainement une fois lors de chaque vacances, la prochaine aura lieu le 1er mars 2007 pour la Dessfloor Birthday avec de belles surprises...
Comment se passe le travail de production pour la compilation Tecktonik dont tu es le mixeur officiel ?
En fait nous sommes deux mixeurs chez Tecktonik et nous mixons tous deux sur cette double compile, Dj RVB s’occupe du Cd1 qui est plus représentatif des soirées Black Out avec un son Electro. Quant à moi, je m’occupe du deuxième Cd Jumpstyle & Hardstyle. Je reprends le meilleur des soirées Tecktonik Killer, je garde quelques repères pour les clubbers du Metropolis, et j’utilise des morceaux moins connus pour élargir le public et faire plaisir à tout le monde...
On en est déjà au troisième volume. Alors, toujours aussi passionné et passionnant ?
C’est clair ! C’est toujours un vrai plaisir de travailler sur cette compilation, et j’espère l’améliorer à chaque volume. La prochaine est prévue pour mars 2007... Attention !
Ressens-tu une évolution dans le Jumpstyle depuis ses débuts ?
Oui, j’ai vu une certaine évolution depuis que je pratique le Jumpstyle qu’on appelait alors Techno belge. Maintenant je trouve que le Jump se rapproche du Hardstyle, il est donc plus agressif avec toujours ces mélodies.
Comme tu définirais ton style et tes influences ?
Je cherche surtout à importer un son nouveau sur Paris et un style que les gens ne connaissent pas forcément... Mes influences sont celles des grands Dj’s Jumpstyle et Hardstyle.
Tu t’essaies à la production avec Thomas... Qui est Thomas et de quoi s’agit-il ? Tu crées ton propre label ?
Thomas est un ami qui a mis sa carrière de Dj Jumpstyle/Hardstyle de côté pour se mettre à la production. Je me suis dit que c’était aussi l’occasion pour moi de m’y essayer.
Il ne s’agit pas encore pour moi de créer mon propre label. Je vais déjà tenter de faire quelque chose de bon musicalement parlant avant de me lancer dans la création d’un label. Pour la carrière d’un Dj c’est obligatoire de passer par la prod, c’est aussi sa marque de fabrique .
www.djdess.fr