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DIRTY VEGAS
30/12/2009

Auréolé d’un Gramy Award dès le début de sa carrière, en 2003, pour son single « Days Go By » vendu à deux milions d’exemplaires à travers le monde, le groupe Dirty Vegas est une des références de la House britannique moderne. Le trio composé de Paul Haris, Ben Haris et Steve Smith propose sur scène un show détonant qui repousse les limites du genre. Enregistré en octobre dernier à Manchester, l’album « Stealth Live ! » sorti en fin d’année dernière sur le label de Roger Sanchez confirme cette réputation : ces trois-là sont des bêtes de scène et ils rendent la House plus vivante que jamais !

“ON MÉLANGE À PARTS ÉGALES LES ASPECTS DJING ET LIVE, CAR LES SPECTATEURS AIMENT ET NOUS AUSSI !”

www.myspace.com/dirtyvegas

Cet album enregistré dans les conditions du direct a bluffé pas mal de monde. Comment cela s’est-il mis en place ?

JPG - 77.8 ko

Bien, en fait, l’été dernier, on a participé à une soirée Stealth Records à Ibiza aux côtés de Roger Sanchez, et les gars du label ont vraiment kiffé notre concept mélangeant Dj set, percussions et voix live. Ils ont été tellement impressionnés qu’ils nous ont demandé si on serait intéressé pour enregistrer un de nos concerts, et on a évidemment accepté.

Aviez-vous déjà sorti quelque chose sur Stealt h Recordings ?
Non, mais on a toujours été fans du label, donc on ne s’est pas fait prier pour profiter de cette opportunité. En plus, la série des « Stealth Live » est très prestigieuse.

Etait-ce la première fois qu’on enregistrait une de vos performances live ?
On ne l’avait fait jusque-là que pour notre propre écoute. C’était l’occasion idéale pour enregistrer un de nos shows dans les meilleures conditions et de le partager avec tous.

Est-ce que vous vous étiez spécialement conditionnés pour cette soirée ?
On était très nerveux. Comme lors de chacun de nos shows, mais encore un peu plus cette fois. Le club était rempli à ras bord, et l’ambiance était incroyable. Quand on a commencé le premier morceau, on s’est adressé à la foule en leur disant que le concert était enregistré. Les gens sont devenus dingues !

Avez-vous joué une playliste classique ou un peu différente de d’habitude ?
Comme c’était pour être enregistré et gravé, on a bénéficié de certains morceaux exclusifs pour cette soirée-là. Mais dans l’ensemble, ce set est très fidèle au style et à l’énergie qui se dégage de nos shows.

Comment êtes-vous organisés sur scène, et quelle est la part de Live dans vos shows ?
On mélange à parts égales les aspects Djing et Live dans nos shows, car les spectateurs aiment ça et nous aussi ! On a donc 4 Cdj’s, 2 mixers, Traktor Pro, Serato, des percus et un micro pour le chant.

Vous tournez beaucoup sur tous les continents. Quels sont vos endroits préférés pour jouer ?
Difficile à dire, mais l’Amnesia à Ibiza, le Sankeys à Manchester et le Yello à Belfast nous ont laissé d’indélébiles souvenirs.

Comment est née votre formation ?
On se voyait souvent dans les soirées auxquelles on avait l’habitude d’aller, et on a commencé à faire nos propres morceaux ensemble. On les a joués en club et de fil en aiguille, le groupe a pris de la consistance.

Vous attendiez-vous à autant de succès avec « Days Go By », qui vous a valu la place de n°1 des ventes en 2003 ?
Non, ça a été une énorme surprise pour nous. On ne s’attendait pas à remporter un Grammy Award avec un morceau destiné aux clubs. On en est vraiment fiers !

Vous avez joué lors de la cérémonie d’investiture du président Obama aux Etats-Unis… Ce devait être spécial ?
C’était l’euphorie complète. On sentait que toute l’Amérique était au diapason, que c’était un moment historique. Durant ce concert à Washington DC, on a vraiment ressenti quelque chose de spécial.

Quelles sont vos influences communes, qu’est-ce qui vous relie ?
On avait chacun quelques expériences de groupe avant de se rencontrer, et on écoute tous des choses très différentes. Mais ce qui nous lie, c’est notre amour indéfectible de la House music.

Propos recueillis par G.D.


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