Vous l’avez forcément croisé dans les hauts lieux jump style du Nord, de la Belgique et de la Hollande... Chicago Zone est l’un des dignes représentants du style, mais il est aussi un producteur prolixe en passe de se forger une
identité bien à lui sur les traces de ses prédécesseurs devenus incontournables...
Quand as-tu décidé de te mettre aux platines ?
Je suis DJ depuis le lancement de Chicago Zone en 2003. Le déclic : un mix live de Binum (à l’époque Dj Vince) qui était
diffusé le samedi sur les ondes en direct de l’H2O. J’ai commencé à acheter mes premiers disques techno, puis à préparer mes premières compositions. Ma passion était là, et mon envie de devenir Dj’s et compositeur s’est imposée.
Quel est ton style ?
Il se base sur les sonorités Jumpstyle/Hardstyle & Tech-club.
Pour toi, quel était le besoin le plus pressant : la production ou le Deejaying ?
Au début, j’avais pour objectif d’être Dj dans une discothèque. C’est dans un second temps que je me suis dit que jouer ses propres productions pouvait être encore plus intéressant et très excitant. J’ai donc acheté un PC, et créé des
morceaux que j’ai présentés à plusieurs labels, sans résultat. Loin de baisser les bras, je me suis remis au travail pour envoyer une nouvelle maquette début 2003 à Records Mania. Deux semaines plus tard, j’ai eu une réponse positive sur deux titres devenus cultes en Jumpstyle : “Jo-Yo” et “Automatik Machine”. Chicago Zone était né.
Maintenant, tu entres dans le monde de la nuit par la porte des artistes... qu’est ce que cela a impliqué dans ta vie ?
Au niveau du caractère, cela n’a pas changé grand chose ! Je reste celui que j’étais avant : tout simplement fou de musique. Sur le plan personnel, le mix et les lives me permettent de m’exprimer pleinement, et quel plaisir de voir le public réagir sur tes skeuds !
Les Djs s’accordent pour dire que devenir Dj à l’heure actuelle est moins aisé qu’il y a quelques années. Comment se sont déroulés tes débuts à toi ?
Mes débuts furent assez difficiles parce que j’étais nouveau, jeune, avec peu
d’expérience. Je ne connaissais personne de ce milieu, et la reconnaissance dans ce monde n’est pas facile. Encore aujourd’hui, je ne suis pas accepté par certains pour des raisons qui m’échappent parfois. Mais ce n’est plus un souci. Mes productions me permettent de jouer plus et dans des évènements de plus
en plus importants. L’ essentiel est de
s’éclater en faisant ce qu’on aime.
Quelles sont les personnes qui t’ont fait confiance ?
Les personnes qui m’ont fait confiance jusqu’a maintenant sont les Dj’s qui jouent mes titres dans les gros évènements & clubs, comme Darkraver, Ruthless, Ronald-V, Binum... Une autre personne qui m’a fait confiance depuis le début c’est Fred, le producteur de Records Mania car c’est lui qui a fait tout le boulot possible pour que j’en arrive là aujourd’hui. Très franchement sans lui, je ne sais pas si j’aurais continué.
Est-ce la production qui t’a permis de te faire un nom aux platines ou à l’inverse, as-tu commencé par mixer ?
C’est la production qui m’a lancé
sérieusement. Cela m’a permis de faire connaître le nom Chicago Zone et donc de mixer un peu partout. J’ai réalisé à ce jour une quinzaine de disques et de nombreux remixes sous des pseudonymes différents tels que Chicago Zone, Microcosme ou Panik- X Trem et sur des labels comme Records Mania, Babaorum ou E.B Rec.
Quels sont tes projets ?
En production : un nouveau Microsome avec une tendance jump mélodique, un nouveau Panik X Trem avec mon ami Dave-Rik ; on peut aussi noter Cybertraxx qui est une collaboration avec Matthieu de “Spectral Energy” avec le titre "Musical Box" et que l’on retrouve en exclusivité sur la compilation "Technomania Tracks by Chicago Zone" que j’ai sortie récemment. Une compilation qui reflète vraiment mon style...
Propos recueillis par L.J.