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CLUBBING
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CHARLES SCHILLINGS
30/03/2010

Considéré comme le « Dj des podiums » (il a longtemps mis en musique les défilés de Karl Lagarfeld), Charles Schillings joue et produit une musique d’orfèvre, évoquant aussi bien le Funk, le Jazz, que la Deep-House ou le Lounge. Directeur artistique du label Pschent (à qui l’on doit notamment les compilations Hôtel Costes), il sort le 22 mars son troisième album personnel, « Like A Radio ».

WWW.PSCHENT.COM
WWW.MYSPACE.COM/CHARLESSCHILLINGS

“J’AI PRIVILÉGIÉ L’ASPECT MÉLODIQUE ET POP EN N’UTILISANT QU’UNE SEULE VOIX POUR FAIRE DE « LIKE A RADIO » UN ALBUM COHÉRENT ET HOMOGÈNE ”

Quelle a été votre ligne de conduite pour cet album, en comparaison des précédents ?

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J’ai d’abord voulu privilégier l’écriture, l’aspect mélodique et pop des titres, en m’inspirant d’influences eighties légères allant de Depeche Mode à Cure en passant par Tom Tom Club ou les Talking Heads. Ce qui était au départ un exercice de style a abouti à un ensemble cohérent. Cette homogénéité est aussi due au fait qu’on n’entend qu’une seule voix tout au long de l’album, alors que sur mes précédents albums, je multipliais les collaborations, car j’ai des goûts éclectiques et j’aimais m’accorder cette liberté.

Cette voix, c’est cele de Juanita Grande. Pouvez-vous nous la présenter ?
Nous avons déjà collaboré ensemble sur Spin It Right, qui était sur mon deuxième album, et puis on s’est perdu de vue. Et on s’est retrouvé par hasard, dans un resto italien, de manière fortuite. Je lui ai parlé de mon projet et ça s’est vite avéré concluant. Elle a un registre très large, aussi bien dans les graves que dans les aigus, qui m’a ouvert d’infinies possibilités. De plus, elle a une écriture très personnelle que j’apprécie beaucoup.

Elle a également écrit les paroles des titres de l’album ?
Tous sauf trois que j’ai écrits moi-même. En fait, nous avons travaillé en équipe, avec Juanita et Pascal de Falco, son mari, qui est également musicien et m’a assisté à la production. Nous avions des petits brainstormings durant lesquels on jetait plein d’idées et cela a abouti aux textes de l’album

Le premier extrait de l’album s’intitule « Conduire Ce Soir ». D’où cela vous est venu ?
Pendant la pré-prod, je me rendais en voiture rejoindre Juanita et Pascal en studio à Neuilly-sur-Marne, sans oublier de passer chez un caviste sur la route, car nous sommes amateurs de bons vins. Et un de ces soirs, alors que l’horaire était déjà bien avancée, je me suis mis à chanter cette chanson spontanément. On l’a enregistrée au dictaphone en se disant que c’était drôle et qu’on pourrait la mettre sur l’album. Ce n’est donc pas un message de prévention routière, je n’ai pas vocation à faire la morale à qui que ce soit, mais en même temps, si on peut faire passer un petit message sous-jacent à un texte décalé, pourquoi pas ?

Il y a également deux reprises sur l’album, et elles n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Pourtant , elles s’intègrent parfaitement à l’ensemble…
La première, c’est un classique 80’s, Broken Wings de Mr Mister. Au départ, c’est Stéphane Pompougnac qui voulait qu’on la travaille pour la faire rentrer dans une des compiles Hôtel Costes. Et puis finalement, on l’a gardée pour l’album. La deuxième, c’est un classique Country, Stand by Your Man. Juanita écoute beaucoup de Country, et ça nous a amusés de reprendre ce morceau en deux versions, dont l’une plus « club », qui pourra laisser libre cours à une autre interprétation des paroles, dans un contexte gay !

Vous avez promis de nombreux remixes pour les titres de cet album. Qu’en est-il ?
En effet, les versions que l’on trouve sur « Like a Radio » ont toutes un format Pop. Nous avons pour chaque morceau réalisé (et fait réaliser par des remixeurs) une version « club », qui se prêtera plus au mix. On a réuni ces remixes sur un album qui s’intitule « Like a Club » qui sera vendu avec « Like a Radio ». Deux albums pour le prix d’un : on s’est dit qu’en cette période de crise du disque, c’était la moindre des choses.

Qu’en est-il de votre activité de « Dj des podiums » ?
J’ai obtenu d’immenses satisfactions à travailler pendant 15 ans avec quelqu’un d’aussi exigeant que Karl Lagarfeld. Ça m’a permis de m’ouvrir à d’autres musiques, moins formatées « club ». Je continue encore à travailler notamment avec Alexandre Vautier qui s’est mis à son compte après avoir travaillé notamment pour Dolce & Gabbana. Et en réalité, il ne s’agit pas réellement de Djing, ce sont des oeuvres originales que je diffuse, en travaillant de concert avec le styliste.

Vous êtes depuis deux ans le directeur artistique du label Pschent. Quele dynamique y insufflez-vous ?
Nous avons un catalogue de musique « adulte », composé d’artistes avec qui nous travaillons depuis longtemps comme Stéphane Pompougnac ou Shazz. Nous voulons garder la même ligne de qualité tout en « rajeunissant les lignes ». On voudrait sortir moins de compilations et utiliser au maximum notre propre studio d’enregistrement.

Propos recueillis par G.D.


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