Véritable boulimique de musique , Brodinski a entamé en juillet dernier une série de mix-tapes regroupant ses morceaux préférés d’Electro et de Hip Hop . On y découvre les gouts connus et cachés de ce jeune Dj dont la notoriété ne cesse de croitre et qui a parcouru cet été l’Europe et le Monde en large et en travers pour faire chavirer les dancefloors de ses sets renversants …
““LA SENSATION D’AIMER QUELQUE CHOSE QU’ON VIENT DE DECOUVRIR EST TELLEMENT GRANDE QUE JE NE VEUX JAMAIS QUE CELA S’ARRETE.””

vous êtes en pleine tournée
d’été. Dans quel état vous
sentez-vous lorsque vous
enchainez les dates trois à
quatre jours de suite ?
Cette saison est très particulière. J’ai
fait le choix de prendre mon temps, de
rester dans les villes où j’ai joué pour
passer des vacances comme Calvi,
Barcelone, Ibiza ou Biarritz.
Lorsque vous jouez de manière
très rapprochée, comme c’est
le cas cet été, est-ce que vous
en profitez pour expérimenter
de nouvelles choses dans
le mix, ou au contraire,
parvenez-vous à trouver un fil
conducteur commun à tous
vos sets ?
J’ai un fil conducteur en ce moment,
mais j’aime m’amuser et changer les
morceaux de place. J’aime jouer avec
les émotions et continuer à alterner
entre les morceaux que je supporte
le plus.
Vous avez joué à Ibiza fin
août. Est-ce que pour vous,
Dj de la nouvelle génération,
Ibiza a autant de signification
symbolique que sur vos ainés ?
Bien sûr, Ibiza reste le royaume estival
de la Dance Music. Ça représente
pour moi l’harmonie entre tous les
styles, de David Guetta à Sven Väth, en
passant par Style of Eye et Riva Starr.
J’en suis fan, j’y passe beaucoup de
temps même quand je n’y joue pas.
Au niveau de la technique de
mix, pensez-vous avoir atteint
une certaine maturité ?
Je suis plutôt satisfait de ma
technique, sans prétention aucune.
Je continue à m’amuser tout en me
perfectionnant jour après jour.
Quels seraient les points sur
lesquels vous devriez encore
progresser ?
J’ai des souvenirs d’Adam Beyer
jouant à quatre platines vinyles
simultanément. Quand je serais a ce
niveau là, on en reparlera !
Avant de partir pour cette
tournée, vous avez sorti une
double mix-tape pour le site
internet The Fader. Pourquoi
avoir réalisé un mix Electro et
un autre Hip Hop ?
Je suis un grand fan de Rap music en
général, du Hip Hop au R’n’B. C’est
la musique qui me donne le plus
d’inspiration et d’excitation depuis
plus d’un an. Je suis un obsédé de
la nouveauté en ce qui concerne la
Techno, alors je redécouvre tout plein
de classiques du rap : des productions
de Just Blaze, Timbaland, The
Neptunes ou encore Scott Storch.
J’ai voulu donner aux gens qui
écoutent ma musique un aperçu de
ce qui m’inspirait, et les auditeurs
ont d’ailleurs plutôt bien réagi.
J’ai aussi sorti ce mix Electro pour
montrer l’esprit de mes mixs du
moment, marquer le temps au niveau
« professionnel ».
Est-ce qu’à travers ces deux
mixes, on obtient un condensé
complet de tout ce qui vous
excite en ce moment dans la
musique ?
Exactement, c’est même un condensé
de ce qui m’a toujours excité, un
mélange entre le côté risqué des
nouveaux producteurs et la force de
persuasion des plus vieux.
Vous vous qualifiez de « junkie
de la musique ». Est-ce une
dépendance agréable ?
Bien sûr, c’est une des choses
pour laquelle je vis. La sensation
d’aimer quelque chose qu’on vient de
découvrir est tellement grande que je
ne veux jamais que cela s’arrête.
Jusqu’où pourriez-vous aller
pour assouvir votre soif de
musique quotidienne ?
Payer 100 euros par jour ma connexion
internet !
Est-ce que le fait de jouer
de la musique procure des
satisfactions égales à celles de
l’écoute ?
La sensation est beaucoup plus
agréable, le partage est plus important
que la simple découverte !
Où en êtes-vous au niveau
production ? Avez-vous des
projets de sorties dans les mois
à venir ?
Plein de choses oui, une bonne dizaine
de collaborations avec Deepgroove,
Supra1, Electric Rescue, Savage
Skulls… Mais aussi deuxième volume
de « Best of Everything » et des
remixes.
Etes-vous surpris de la vitesse
avec laquelle vous avez explosé
sur la scène électronique ?
Oui et non. La scène actuelle est très
« neuve ». Tout va beaucoup plus
vite pour ce qui est de la notoriété et
l’exposition, mais c’est tout à fait autre
chose dans le temps. Il faut savoir
rester à sa place sur une scène qui
accueille tout les jours de nouveaux
producteurs et DJs talentueux !
Enfin, dans quelle branche
vous seriez-vous dirigé si ça
n’avait pas marché dans la
musique ?
L’élevage de chevaux, ou alors j’aurais
ouvert un centre de Balltrap. Et c’est
pas des blagues !
www.myspace.com/brodinskimusic
Propos recueillis par G.D.