*
Fevrier 2012
DLMMJVS
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Charts
Games
People
News
FORUM
Interviews
Reportages
People
Clublist
Beauté
Fashion
Design
Hightech

 
Going Out Magazine
Interviews
BOB SINCLAR
1/09/2010

Le Dj star n’arrête pas cette année. Après avoir enregistré un album de Reggae en Jamaïque cet hiver (avec entre autres les tubes « Love Generation », « i Feel For You », « The Beat Goes On » revisités), il sort en ce début d’été une nouvelle compile pour le label Strictly Rhythm. Avant d’embarquer pour une tourn ée qui pasera le samedi 3 juilet au Lagon Bleu, Bob Sinclar revient sur Ses deux derni ères sorties et sa quête toujours passionnée de musique sous tous les angles…

www.bobsinclar.com

“Avec cet album de reprises Reggae, je voulais doner un côté intemporel à ma musique.”

JPG - 42.9 ko

Vous avez lancé l’été très tôt en sortant l’album « Made in Jamaica » dès le mois d’avril…
Cet album, c’est une pilule de bonheur qui devrait être remboursée par la sécu ! En cas de « coup de moins bien », c’est la musique idéale pour retrouver la pêche. D’ailleurs, ça a été mon cas à la sortie de 40 dates de tournée, l’année dernière. J’étais en vacances à Kingston, et en tant que grand fan de l’album « Aux Armes etc. » de Gainsbourg, l’idée m’est venue de tenter de faire un album Reggae.

Vous avez donc pris contact avec Sly & Robbie, les deux musiciens mythiques de Kingston ?
C’est ça, ils connaissaient ma musique mais pas mon nom. Ils étaient partants, ils se sont dit que ça apporterait un peu de fraicheur dans leur répertoire. On a réglé le côté business, et je les ai laissés jouer. Ils ont fait un énorme « bœuf » de douze jours, à raison de trois morceaux par jour, et à la fin de la session, j’ai ramené les bandes à Paris pour retravailler le tout en injectant un petit peu de groove électronique.

Votre objectif, c’était de retrouver un son « Reggae » come il ne se fait plus ?
Complètement. Il faut savoir que Sly Dunbar et Robbie Shakespeare (section rythmique, NDLR), ce sont les deux mecs qui ont fait exploser le Reggae à travers le monde il y a quarante ans. Hélas, le Reggae, aujourd’hui, se fait entièrement avec des synthétiseurs, sans basse, ni batterie. Or, je voulais vraiment un son « old-school ». Alors, on a fait venir Mikey Chung aux guitares, Sticky Thompson aux percus et Robbie Lyn aux claviers. Il a joué sur un orgue Hammond de 1979 et un piano Fender Rhodes pour qu’on ait vraiment le son de l’époque.

Finalement, avec cet album, un an après l’expérience Hip-Hop de l’album « 69 », vous tournez encore un peu plus le dos au son Electro-Clubbing ?
Ce qui me passionne, c’est de faire du neuf avec du vieux. Je suis arrivé dans la musique à l’époque du recyclage. On samplait, remixait… À ce jeu-là, la technique du son compte autant que les lignes mélodiques et les textes. Mais en faisant du Reggae, je renoue avec quelque chose de plus acoustique. Car finalement, je ne suis pas tant un musicien Electro que ça. Ou alors de l’Electro avec beaucoup d’acoustique. L’usage de la batterie électronique date énormément les morceaux. Les classiques de la musique qui nous restent, ils ont été enregistrés avec une vraie batterie. Avec cet album de reprises Reggae, je voulais donner un côté intemporel à ma musique.

Dans ce sens, vous vous démarquez de vos collègues Dj’s. Est-ce volontaire ?
J’ai toujours essayé de me démarquer et de surprendre. Ce que j’aime, c’est quand les gens reconnaissent un morceau aux premières notes et se disent « Ah, ça c’est du Bob Sinclar ». Maintenant, que je sois considéré comme branché ou pas, ce n’est plus mon problème. Au début, je l’étais, quand je sortais les premiers artistes French Touch sur Yellow Production entre 1995 et 1998 (Dimitri From Paris, entre autres). Aujourd’hui, j’ai l’impression que « underground », ça veut dire « ne vend pas de disques »…

Votre autre actualité discographique, c’est la sortie d’une compile Strictly Rhythm : avez-vous eu accès au catalogue du label ?
Oui. J’adore bidouiller les vieux catalogues ! Je suis allé chercher de vieux morceaux, des classiques, mais aussi des plus récents, histoire de faire un travail de mix pertinent. C’est un exercice de style une telle compile. Ça m’a fait du bien de travailler sur ce projet après avoir sorti l’album Jamaïca.

Qu’est-ce qui vous motive encore à parcourir le monde pour des Dj sets ?
Quand j’ai commencé, il y avait zéro artiste qui s’était construit sur une image de Dj. A part peut-être Laurent Garnier ou Dimitri From Paris… Et depuis, on se rend compte qu’aucun des Dj’s stars n’est parti à la retraite. Moi, du moment que j’ai l’envie et que le physique suit, je continue.

Propos recueillis par G.D.


Les derniers articles
 
 
recevoir la newsletter
Les dernières photos
People
ZOO